Indian Motorcycle se concentre sur le custom
Une stratégie axée sur son coeur de cible : cruisers, baggers et tourers
Pas de retour de la FTR, pas d'électrique ni de petite cylindrée abordable
Une semaine après la prise de contrôle d'Indian Motorcycle par Carolwood LP, le nouveau CEO Mike Kennedy s'est exprimé sur le futur du constructeur et la stratégie qui allait être mise en place pour assurer la pérennité de cette marque désormais indépendante et qui bénéficiait jusque là du soutien du groupe Polaris.
Forcément, ce changement de statut, passer d'un groupe de 10.000 employés à une entreprise de 900 personnes, a pu soulever des interrogations sur l'avenir de la marque, c'est pourquoi Carolwood LP a fait appel à un vétéran du segment en la personne de Mike Kennedy pour prendre les commandes. Débarqué dans l'univers moto en 1989, ce dernier a notamment travaillé pendant un quart de siècle chez Harley-Davidson avant de devenir le CEO de Vanes & Hines puis celui de RumbleOn, le plus gros groupe de concessions Powersports outre-Atlantique. Constructeur, équipementier et concessionnaire, il a touché à tous les aspects du business, de quoi rassurer sur l'avenir de la marque.

Et à l'avenir, justement, de quoi sera fait Indian ? Eh bien, plus ou moins du même bois. Le discours du nouveau boss est clair : capitaliser sur ce que représente la marque et sur ce qu'elle sait faire. Et cela se traduit dans un premier temps par l'utilisation généralisée du logo à tête de chef indien, symbole de la marque. Ce logo iconique traduit aussi la volonté d'Indian Motorcycle de se recentrer sur son coeur de cible et sur ce qu'il fait de mieux : des cruisers, des baggers et des tourers.

Contrairement au concurrent historique Harley-Davidson qui a tenté de s'ouvrir à de nouveaux horizons en s'attaquant aux trails, mais en abandonnant le roadster et en mettant de côté l'électrique tout en changeant régulièrement de cap pour finalement revenir aux fondamentaux, Indian entend ne pas commettre les mêmes erreurs. Surtout qu'avec son nouveau statut, la marque se doit d'être plus vigilante sur l'utilisation de ses ressources et ne souhaite pas s'éparpiller sur d'autres projets.
C'est d'ailleurs la raison pour laquelle la FTR 1200, déjà retirée des gammes, ne fera pas son retour. C'est aussi pour cela qu'Indian ne souhaite pas proposer de motos électriques, de modèles plus abordables ou de plus petite cylindrée à l'avenir. La Scout Sixty restera donc le modèle d'accès, à partir de 12.890 euros pour la version Bobber.

Toutes les ressources du constructeur vont ici être employées pour développer ce qui fait aujourd'hui le succès de la marque afin d'atteindre un objectif clair : devenir le leader des gros customs américains. Indian va donc poursuivre sa route sans changer de cap en tentant simplement de prendre de l'ampleur. Pour cela, il est également prévu de renforcer les liens avec le réseau de distribution.

Cette stabilité, on la retrouve aussi au niveau des infrastructures alors que la marque va poursuivre la production dans ses usines de Spirit Lake (Iowa) et de Monticello (Minnesota) et conserver ses deux centres de recherche et développement du Burgdorf (Suisse) et Wyoming (Minnesota). Quant au volet compétition, le Factory Team, qui a remporté trois des six titres de King of the Baggers, reste dans les plans.




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