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Jeu vidéo moto : test complet de Ride 6

Sur la bonne trajectoire

Jeu vidéo disponible sur console PS5, Xbox Series X|S, Steam et Epic Games Store à partir de 59,99 €

Voilà maintenant une douzaine d'années que le studio milanais Milestone est devenu le fournisseur officiel des jeux de courses motos, d'abord en exploitant la licence du MotoGP, puis à travers sa propre série de course motos Ride.

À son arrivée, le titre portait de grandes ambitions en se positionnant comme une simulation proposant un large choix de machines et modes de jeux, pour être un peu l'équivalent sur deux roues de la série Gran Turismo. Le contenu, les modes et les motos se sont fait de plus en plus varier jusqu'au troisième épisode avant que n'arrive la nouvelle génération de console.

Là, l'éditeur a recentré son titre sur les sportives et les courses sur circuit, abandonnant une partie de sa richesse et de sa diversité pour se concentrer sur le fond du gameplay avec Ride 4, mais aussi avec Ride 5 qui, s'il était vraiment réussi techniquement, laissait tout de même une impression de déjà vu.

Jeu vidéo moto : test complet de Ride 6
Jeu vidéo moto : test complet de Ride 6

Deux ans et demi se sont écoulés depuis et le studio milanais s'est mis à pied d'oeuvre pour redresser la barre en apportant des améliorations techniques au niveau de la jouabilité ainsi qu'un peu plus de variété. Ride 6 retrouve-t-il la bonne trajectoire ? Essai.

Gameplay

Pour ce sixième opus, Milestone a fait évoluer son moteur graphique en passant de l'Unreal Engine 4 au 5 ce qui s'est traduit par de nombreuses modifications et une maniabilité voulue plus réaliste, mais aussi une accessibilité accrue. Pour ne pas perdre ses habitués, mais s'ouvrir aux néophytes, le développeur a ajouté la possibilité de recourir à un gameplay "Arcade" ou "Pro". Le premier vient simplifier le maniement de la moto en offrant plus de largesses et avec des assistances intervenant sur le maintien de la trajectoire, le freinage... La moto ne va pas rouler toute seule non plus, mais le joueur est largement aidé. Autant dire que nous sommes vite passés sur la physique "Pro" pour bénéficier d'une expérience plus proche de ce que l'on connaissait avant.

Arcade ou Pro, le jeu offre deux possibilités de gameplay
Arcade ou Pro, le jeu offre deux possibilités de gameplay

Là encore, il est possible d'être assisté par le jeu sur la gestion du freinage, des trajectoires, des passages de rapports, des sorties de piste, des collisions... et là encore, désactiver ces aides offre plus de feeling sur les motos. À cela s'ajoutent les assistances électroniques ajustables à la volée durant les courses : ABS, anti-patinage, anti-wheeling et frein moteur. Sur les modèles de courses ou sur ceux équipés d'un ECU compétition, on peut également géré la puissance moteur.

ABS, TCS, Anti-wheeling... plusieurs assistances sont réglables en course
ABS, TCS, Anti-wheeling... plusieurs assistances sont réglables en course

On retrouve vite ses marques manette en main et on constate rapidement que le titre a gagné en fluidité. La gestion des freinages et des passages en courbe est plus naturelle que par le passé. Le reste demeure au niveau de ce que l'on connait, avec une gestion fine de l'accélération et des retours d'informations qui passent par les vibrations de la manette. Sur PS5 s'ajoute également le retour de force des gâchettes pour un feeling en théorie accru. Personnellement, je trouve les simples vibrations plus efficaces pour sentir que la moto va décrocher en courbe ou sur un freinage. Le retour haptique est ici un peu trop violent et fait perdre en dosage, il est toutefois possible de le désactivé à sa guise.

Les passages en courbe se font avec plus de fluidité
Les passages en courbe se font avec plus de fluidité

Le ressenti et le pilotage sont en revanche très différents d'une catégorie à l'autre. C'est particulièrement frappant sur les nouvelles catégories de motos introduites, les baggers se caractérisant notamment par une inertie bien plus importante et une agilité réduite qui impose d'anticiper les freinages et de revoir ses trajectoires. Si la différence de pilotage est intéressante, je trouve personnellement un manque de fun pour ces baggers.

Les Baggers font parti des ajouts de ce sixième opus
Les Baggers font parti des ajouts de ce sixième opus

La partie off-road se gère également très différemment selon que l'on soit en trail ou en supermotard. Les premiers essais sont compliqués et il faut veiller à baisser nettement le niveau d'intervention des assistances si l'on veut gagner en rythme. Malgré tout, les trails restent patauds sur les tracés de terre. Les supermotards apportent plus de dynamisme, mais l'expérience s'approche finalement plus du flat track. Ce n'est pas désagréable à jouer, mais ça tranche avec ce que Milestone a pu proposer en terme de MX et de SX.

Le pilotage en off-road des maxi-trail demande un peu d'adaptation
Le pilotage en off-road des maxi-trail demande un peu d'adaptation

IA

Autre nouveauté importante de Ride 6 : l'introduction d'une intelligence artificielle adaptative. Au lieu de choisir son niveau de difficulté comme par le passé, le jeu promet d'ajuster le challenge à ses capacités en faisant monter progressivement le défi à mesure que l'on s'impose. À première vue, on ne ressent pas vraiment cet ajustement, mais celui-ci est bien réel et plutôt bien trouvé, car il permet de progresse continuellement en évitant les trop grosses frustrations.

L'IA est largement ajustable, y compris de manière automatique
L'IA est largement ajustable, y compris de manière automatique

Il reste possible de gérer la difficulté manuelle, comme dans les anciens opus, pour se maintenir en facile ou au contraire pousser les curseurs au maximum. Enfin, petite nouveauté qui a son importance, le niveau de l'agressivité de l'IA est désormais distinct de ses performances. En effet, on peut régler le comportement de ses adversaires de calme à agressif sans que cela n'influe sur les chronos. Si vous voulez rouler contre des adversaires très rapides, mais propres, c'est désormais possible, même s'il arrive encore qu'on se fasse percuter dans un virage. Heureusement, la fonction de rembobinage est toujours là pour donner un coup de main.

Graphismes

Difficile de comparer objectivement Ride 6 avec son prédécesseur, car nous avons testé le jeu sur PS5 alors que nos essais précédents étaient réalisés sur un PC avec les graphismes poussés à fond. Forcément, le changement de plateforme ne joue pas en faveur du titre, mais dans l'ensemble, Ride continue de proposer du Ride. C'est-à-dire que l'on flirte avec l'excellent et avec le médiocre. Les motos sont extrêmement bien rendues, certains tracés routiers sont sublimes avec des décors qui fourmilles de détails, les effets de lumière de la météo sont convaincants et à côté de ça on croise des textures fades sur certains circuits, notamment les revêtements en particulier quand il fait gris.

Visuellement, le jeu est plutôt réussi
Visuellement, le jeu est plutôt réussi

Modes de jeu

À chaque nouvel épisode, Milestone annonce une refonte du mode Carrière pour offrir plus d'intérêt. Comment éviter de tourner en rond avec un simple enchainement de courses quand on est un jeu de moto ? Pas simple à répondre. Mais la nouvelle formule fait son affaire. Dans le fond, on enchaine toujours les courses en participants à des épreuves prédéfinies qui nous font faire le tour des possibilités du jeu : scooters, baggers, off-road, supersports... Et ces courses se retrouvent regroupées au sein de différents chapitres.

Le moins que l'on puisse dire c'est que le menu principal ne manque pas de vie
Le moins que l'on puisse dire c'est que le menu principal ne manque pas de vie

Sauf que désormais, il n'est plus obligatoire de boucler toutes les courses pour passer aux suivantes. À chaque course sont fixés deux objectifs de résultats (une place, un chrono...) qui débloquent des étoiles. Ces étoiles débloquent à leur tour d'autres chapitres. Dans chaque chapitre, il faut avancer par palier en remportant une partie des épreuves pour aller jusqu'à l'obtention de la moto bonus. Mais pas besoin de boucler l'ensemble course pour éviter de passer à côté de tel ou tel contenu. Le "100%" dans un chapitre donne en effet droit à une remise de 40% chez un concessionnaire. Un avantage non négligeable, mais pas indispensable. De même on peut passer d'un chapitre à l'autre selon ses envies, ses goûts ou les motos disponibles.

Il y a deux objectifs à atteindre dans chaque épreuve du mode carrière
Il y a deux objectifs à atteindre dans chaque épreuve du mode carrière

Rien de révolutionnaire en sommes, mais le challenge est toujours là, la progression est plus libre et la frustration de buter sur une épreuve appartient au passé. Milestone a vraisemblablement trouvé la bonne formule. La présence des 10 pilotes de légende que l'on affronte en guise de "Boss" est un plus.

Stoner, Martin, Bayliss, Chareyre, Hutchinson... on affronte quelques grands nom du sport moto
Stoner, Martin, Bayliss, Chareyre, Hutchinson... on affronte quelques grands nom du sport moto

À côté de ce mode central, on retrouve toujours les modes classiques de course simple, contre-la-montre et endurance, mais aussi une école de pilotage Bridgestone. Cette fois-ci, il ne s'agit pas d'un simple tutoriel plus ou moins avancé, mais de cours de pilotage plus efficaces pour améliorer ses performances. On y suit un exemple en vidéo, on s'entraine avec l'instructeur juste devant nous puis on répète l'exercice en essayant d'atteindre le chrono or. C'est simple et efficace. Dommage pour les néophytes, les tutos se font uniquement en mode de pilotage PRO, l'expérience risque donc d'être un peu compliquée pour ceux qui en auraient le plus besoin.

L'école de pilotage est un bon moyen de perfectionner ses techniques de pilotage
L'école de pilotage est un bon moyen de perfectionner ses techniques de pilotage

Au moment de la réalisation du test, les modes multijoueurs n'étaient pas disponibles, mais il faut savoir que le jeu en ligne est multiplateforme et que le multijoueur en local avec un écran partagé est de retour.

Contenu

340 motos et 45 circuits, voilà la promesse faite par Milestone pour Ride 6. Mais comme toujours, il s'agit du contenu à terme, comprenant tous les éléments téléchargeables et payants. Au démarrage, il faut compter tout de même pas moins de 277 motos avec plus de variété que par le passé. Sur les 156 motos neuves disponibles à l'achat chez le concessionnaire, les sportives restent majoritaires, mais ne représentent plus que deux tiers du roaster. Il faut également se rendre régulièrement dans la boutique d'occasions pour mettre la main sur des modèles anciens. Là où les derniers opus étaient focalisés sur les seules sportives, l'introduction de nouvelles catégories rebat les cartes puisque l'on croise même des scooters.

Il faut passer par le magasin d'occasion pour trouver quelques pépites
Il faut passer par le magasin d'occasion pour trouver quelques pépites

Pour les circuits, on reste majoritairement en terrain connu avec beaucoup de circuits repris des anciens épisodes, mais aussi quelques nouveautés à l'image du tracé sinueux de Gunma qui ne manque pas de nous éblouir par son soleil rasant ou des pistes tout-terrain. Au total, ce sont 39 circuits qui sont présents, chacun présentant plusieurs variantes de tracé. La bonne nouvelle, c'est aussi le retour de plus de circuits routiers, réels ou fictifs. Comme pour les motos, la variété est présente.

On trouve une quarantaine de circuit, chacun avec des variantes, dès le lancement
On trouve une quarantaine de circuits, chacun avec des variantes, dès le lancement

Enfin, côté personnalisation, la recette est reprise à la lettre avec toujours les mêmes systèmes de création de livrées, de combinaisons, de casques, d'autocollants... La personnalisation des motos reste en dehors de ça d'ordre mécanique et se limite au strict minimum avec la possibilité de retirer rétroviseurs et plaque d'immatriculation, des changer les jantes ou le silencieux d'échappement. Les équipements disponibles pour le pilote ont été nettement renouvelés, mais il n'y a désormais plus que les combinaisons intégrales de disponibles, la configuration jean/blouson ayant été abandonnée.

La personnalisation reste importante, mais n'évolue pas vraiment
La personnalisation reste importante, mais n'évolue pas vraiment

Conclusion

Ride 4 nous avait laissé sur notre fin et Ride 5 nous avait déçu en poursuivant dans la même voie malgré une jouabilité franchement réussie. Avec Ride 6, Milestone retrouve la bonne trajectoire et reprend sa marche en avant en insufflant quelques nouveautés et en comblant certaines carences.

Plus agréable à jouer pour le débutant comme pour le joueur expérimenté, plus varié dans son contenu et dans ce qu'il propose, le titre opère un retour à ses origines sans dénaturer le volet racing qui reste très présent. Certes, tout n'est pas dénué de défaut, l'expérience des Baggers est intéressante, mais manque clairement de fun, le pilotage en tout-terrain est perfectible, mais ces ajouts apportent la fraîcheur dont avait besoin la licence.

Après quelques hésistations sur les précédents jeux, Ride retrouve la bonne trajectoire avec ce sixième opus
Après quelques hésistations sur les précédents jeux, Ride retrouve la bonne trajectoire avec ce sixième opus

Milestone a également eu la bonne idée de revoir ses tarifs à la baisse de 10 euros sur consoles. Quant aux contenus téléchargeables payants prévus sur deux années, avec deux Season pass vendus 20 € euros pièce pour ajouter 63 motos, 6 circuits et 12 chapitres de carrière, on n'est toujours pas fan de cette stratégie même si c'est désormais la norme dans le jeu vidéo.

Points forts

  • Des graphismes efficaces...
  • Gameplay
  • Plus de variété dans les motos et circuits
  • Mode carrière

Points faibles

  • ... mais des graphismes inégaux
  • Expérience off-road perfectible
  • Le contenu payant (DLC) au lancement

Disponibilités / Prix

  • Plateforme : PC (Steam et Epic), PS5, Xbox Serie X|S
  • Edition standard : 69,99 € sur console, 59,99 € sur PC
  • Edition Deluxe (+season pass 1): 89,99 € sur console, 79,99 € sur PC
  • Edition Ultimate (+ season pass 1 et 2) : 109,99 € sur console, 99,99 € sur PC

Plus d'infos sur Ride 6

Commentaires

Dm81

Au moins,on peut ouvrir plein Gazzz sans retenue sans risque de manger du goudron ,de craindre le tout repressif..Un espace de liberté…virtuel!

11-02-2026 18:42 
 

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