La mortalité routière recule en octobre
42 décès de moins (-13%) et une baisse du nombre de blessés graves (-2%)
Mais une tendance qui reste nettement à la hausse depuis le début de l'année
Après sept mois consécutifs de hausse de la mortalité sur les routes de France, la Sécurité Routière voit enfin la tendance s'arrêter en octobre avec une diminution des différents indicateurs surveillés par l'Observatoire National Interministériel de la Sécurité Routière (ONISR) dans ses baromètres mensuels.
Pourtant, la situation aurait pu être tout autre alors que le nombre d'accidents corporels a légèrement progressé (+1%) avec 4.599 accidents, mais ces derniers se sont révélés moins dangereux qu'en octobre 2024. En effet, si l'on déplore tout de même 276 décès sur les routes, ce chiffre était de 318 il y a un an.
Ce recul de la mortalité de 13 % impacte essentiellement les automobilistes (-26 décès) et les usagers de deux-roues motorisés (-10 décès). À l'inverse, la mortalité des cyclistes augmente (+7 décès). La baisse a aussi concerné les moins de 65 ans et est principalement survenue hors agglomération, l'accidentalité restant stable en ville et sur autoroute.
Le nombre de blessés graves recule lui aussi, de 2%, en octobre avec 1.342 blessés. Là encore, ce sont les motards (-7%) et les automobilistes (-5%) qui ont vu leurs conditions s'améliorer là où le nombre de blessés augmente sensiblement chez les utilisateurs d'EDPm (+18%) et les cyclistes (+5%).
Reste que le bilan est toujours négatif et que la légère amélioration d'octobre ne permet pas de résorber la dégradation des comportements depuis le début de l'année. Depuis le 1er janvier, la mortalité routière progresse ainsi de 2% et le nombre de blessés graves de 3% par rapport à la même période en 2024.
Marie-Pierre Vedrenne, ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur :
Après des mois de hausse de la mortalité sur les routes françaises, le mois d’octobre montre enfin un sursaut attendu. Il est du ressort de chacun de le confirmer en redoublant de prudence et en portant une attention constante aux autres usagers, notamment les plus vulnérables. Les cyclistes sont la seule catégorie d'usagers à afficher une mortalité en hausse par rapport au moins d’octobre 2024 : avec le changement d’heure et les jours qui raccourcissent, ils sont particulièrement exposés aux problèmes de visibilité. Automobilistes, soyez particulièrement attentifs aux modes doux et aux piétons. Si vous circulez à vélo, à trottinette ou à pied, il est crucial de pouvoir être vu de loin.





Commentaires
Ces chiffres ne veulent rien dire en valeur absolue, car il y a trop de paramètres à prendre en compte: la météo, le nombre croissant de conducteurs, le nombre de kilomètres parcourus, l'état des routes , et des véhicules. Ce ne sont que des constats, mais on ne peut rien en conclure!
17-11-2025 17:33Va leur faire comprendre ça aux fonctionnaires de l'ONISR .......
17-11-2025 18:25Pareil que Goldwing52 ces gros tas de chiffres sont inutiles sauf pour ceux qui les font, c'est à dire une bande de fonctionnaires avec nos moyens financiers..
17-11-2025 18:28En effet si absolument tous les paramètres, sauf la conduite des pilotes, étaient identiques alors là pourquoi pas mais c'est impossible dans ce qu'on appelle la réalité.
Sans compter qu'il suffit d'un accident de bus ou un carambolage sur l'autoroute pour exploser le score
17-11-2025 20:01Une seule cause au départ, l'erreur humaine, le reste c'est la conséquence d'un choix.
18-11-2025 08:00
Ben oui, on choisit -ou non de se déplacer captain obvious
18-11-2025 08:49A partir de là, tout est une action découlant d'une décision...
Inex, je rejoins Picabia sur le fait que beaucoup de causes d'accidents sont des erreurs humaines cachées. Par exemple si tu roule à une vitesse inadéquate sous la pluie battante, dans le brouillard, ou sur le verglas, il ne faut pas incriminer la météo comme cause d'accident. Pareil si tu roule avec des pneus trop usés, ce ne sont pas les pneus qui sont en cause, mais ta décision de ne pas les changer.
18-11-2025 09:06Ce que je veux dire, c'est que

18-11-2025 09:43- mal se déplacer (règles, adéquations à l'environnement, ...), c'est une décision humaine
- mal entretenir son véhicule, c'est une décision humaine
- mal entretenir les routes/infrastructures, c'est une décision humaine
- construire des routes/infrastructures et des véhicules, c'est une décision humaine (choix de conceptions, choix de réalisations, etc...)
Bref,
- sortir de chez soi pour s'exposer aux risques d'un déplacement assisté par un véhicule (et pas que terrestre, soit dit en passant: air et mer, c'est pareil), c'est une décision humaine.
Car je ne trouve absolument aucun cas de figure où il y a une obligation physique à le faire.