Roadster MV Agusta Brutale Serie Oro
L'icône de Varèse modernisée
Trois cylindres en ligne 950 EVO de 931 cm3, 148 ch et 107 Nm, suspensions Öhlins, freins Brembo, jantes forgées, 200 kg pleins faits, 26.600 euros
MV Agusta avait promis de totalement renouveler son roadster de moyenne cylindrée Brutale. Après avoir mis aux normes la Brutale 800, le constructeur italien met fin au suspens en présentant la Brutale Serie Oro, une version exclusive qui préfigure le futur modèle de série.
Design
Si l'on reconnait bien la ligne générale de la famille Brutale, la nouvelle Serie Oro est totalement renouvelée au niveau de l'esthétique. C'est notamment le cas du phare avant qui conserve sa forme iconique, mais se modernise nettement avec sa signature lumineuse et sa technologie Matrix qui permet un éclairage en courbe optimisé. Même constat sur le réservoir qui reprend la forme typique de la série avec ses larges épaulements, mais avec des ajustements notamment en termes d'ergonomie avec une partie basse plus plate pour améliorer le contact lors des phases de pilotage. Les entrées d'air, comme l'habillage du phare est également dynamisé.

C'est aussi le cas de l'arrière de la moto qui est toujours équipée d'une boucle légère en aluminium avec une ouverture sous la selle, mais totalement redessinée. Cette dernière, revêtue d'un Alcantara rouge, est allongée et élargie pour offrir plus de confort au pilote. L'ergonomie se montre moins extrême avec le guidon placé plus haut, plus en avant et redessiné. Les repose-pieds sont relevés et reculés.

Serie Oro oblige, la Brutale se dote aussi de fibres de carbone sur les garde-boue, sur le sabot moteur (peint), sur le guide-chaine, sur les plaques latérales... Enfin, le roadster se démarque aussi par sa livrée Pearl Red et Ago Silver associée à des finitions dorées. L'ensemble ne manque pas d'attirer les regards.

Moteur
Au coeur de la Brutale Serie Oro, MV Agusta s'est appuyé sur le trois cylindres de 931 cm3 vu sur l'Enduro Veloce, mais a presque totalement modifié les composants internes pour en faire un moteur au comportement et aux performances radicalement différentes. Le 950 EVO est ainsi capable de délivrer jusqu'à 148 ch à 11.200 tr/min et 107 Nm à 8.400 tr/min, avec un régime maximal fixé à 12.000 tr/. Il est également capable de délivrer 85% de son couple dès 3.500 tr/min. Par rapport à la Brutale 800 RR, la nouvelle génération délivre ainsi 20 ch et 30 Nm de plus à 4.000 tr/min et 30 ch et 30 Nm à 7.000 tr/min.

Le moteur est associé à un nouveau silencieux Termignoni qui revisite la forme de l'échappement avec plus de finesse et des finitions haut de gamme. La consommation moyenne est annoncée à 5.7 l/100 km.
On retrouve également de nombreuses technologies et assistances articulées autour de quatre modes de pilotages prédéfinis sur lesquels il est possible d'ajuster le niveau d'intervention de l'ABS en courbe, du contrôle de traction, du Front Lift Control et du frein moteur. Un cinquième mode "Custom" permet d'aller plus loin dans la personnalisation du comportement de la moto en intervenant sur d'autres éléments tels que la sensibilité de l'accélérateur électronique ou la réponse du moteur. Le tout est paramétrable depuis le compteur TFT 5 pouces connecté.

Partie cycle
MV Agusta reste fidèle à sa tradition et s'appuie toujours sur la même architecture avec un cadre treillis tubulaire en acier associé à des plaques latérales en aluminium et un monobras oscillant en aluminium. Ceux-ci sont toutefois entièrement nouveaux et ont été pensés pour faciliter la maniabilité du roadster par rapport à l'ancienne génération qui était tirée d'un châssis de sportive.

Côté cycle, le constructeur ne fait pas de concessions sur la qualité de l'équipement en dotant son nouveau roadster d'une fourche inversée Öhlins NIX30, déjà vue sur la F3 Competizione et d'un amortisseur Öhlins TTX 36, tous deux réglables et débattant sur 130 mm. Pour le freinage, c'est Brembo qui équipe la Brutale avec notamment ses nouveaux étriers radiaux Hypure et un maitre-cylindre radial MCS.

La première Brutale avait reçu les jantes de la F4 Serie Oro. MV a décidé de faire un clin d'oeil à ce passé en reprenant le design des jantes de la première F3 Serie Oro pour ses jantes en aluminium forgées. Elles sont nettement plus légères qu'à l'époque et chaussées de pneus Pirelli Diablo Rosso IV en 120/70 et 190/55. Le tout est annoncé pour 190 kg sans carburant. Le réservoir étant de 14 litres, cela nous donne environ 200 kg en ordre de marche.

Comme pour toute Serie Oro, la Brutale se produite en série limitée, MV Agusta prévoyant 300 exemplaires disponibles dès le deuxième trimestre 2026. Il faudra compter 26.600 euros en France. Une version de série viendra ensuite rejoindre aux côtés de la Brutale 800 tout juste renouvelée pour Euro 5+ et qui représente désormais la porte d'accès à la marque.
Caractéristiques techniques MV Agusta Brutale Serie Oro
- Moteur : 3 cylindres en ligne, 4 temps, distribution par double arbre à cames en tête, 12 soupapes, refroidissement liquide, Euro 5+
- Cylindrée : 931 cm3
- Alésage x course : 81 x 60.2 mm
- Taux de compression : 13.4:1
- Puissance : 148 ch (109 kW) à 11.200 tr/min
- Couple : 107 Nm à 8.400 tr/min
- Allumage : Electronique
- Alimentation : Injection électronique MVICS 2.1 avec 6 injecteurs, ECU Eldor Nemo 2.2, accélérateur Ride-by-Wire Mikuni
- Embrayage : 10 disques en bain d'huile, commande hydraulique, antidribble
- Boîte de vitesse : Six rapports à prise constante, type cassette, shifter bidirectionnel MV EAS 3.0
- Transmission finale : par chaîne, rapport 16/42
- Cadre : treillis tubulaire en acier ALS, plaques latérales en aluminium
- Suspension avant : Fourche inversée Öhlins Nix30 de 43 mm à traitement TiN, réglable en détente, compression et précharge, débattement 120 mm
- Suspension arrière : Monobras oscillant en alliage d'aluminium, amortisseur progressif Öhlins TTX GP36 réglable en compression, détente et précharge, débattement 133 mm
- Frein avant : double disque flottant de 320 mm, étriers radiaux Brembo Hypure à 4 pistons
- Frein arrière : Simple disque de 220 mm, étrier Brembo double piston
- ABS : Continental MK100 avec RLM et fonction en courbe
- Roues : Jantes forgées en aluminium, avant 3.50 x 17, arrière 5.50 x17
- Pneu avant : 120/70 ZR17 M/C (58W) Pirelli Diablo Rosso IV
- Pneu arrière : 190/55 ZR17 M/C (73W) Pirelli Diablo Rosso IV
- Empattement : 1.433 mm
- Longueur : 2.090 mm
- Largeur : 860 mm
- Hauteur de selle : 850 mm
- Garde au sol : 150 mm
- Chasse : 93 mm
- Poids : 195 kg en ordre de marche sans carburant
- Réservoir : 16,5 litres
Disponibilités / Prix
- Limité à 300 exemplaires
- Coloris : rouge/argent/or
- Prix : 26.600 euros
- Disponibilité : deuxième trimestre 2026





Commentaires
J'aurais mis du rouge métallisé sur les jantes, histoire de faire un peu plus "rouge"; faux savoir ce qu'on veut.
03-11-2025 18:13J'adore la selle, entre autre, mais ce style de porte plaque, je trouve que c'est passé de mode, et le gros caisson du pot est vraiment pas discret : les normes...

03-11-2025 18:48🤩
Qui va dire qu'elle n'est pas jolie cette-ci
Salut
03-11-2025 19:42J'aurais préféré une 800 Dragster...
V
Très beau, mais pas fan du frein arrière.
03-11-2025 20:40D'autre part, c'est 190 ou 195kg, 14 litres ou 16,5 ? Entre le texte et les caractéristiques ça cloche...
Je voulais dire du feu arrière... (apparemment similaire à celui de la Dragster)
03-11-2025 20:41Coïncidence j’ai lu l’article concernant l’essai de la moto chinoise QJMOTOR SRK 921 RR qui est une reproduction d’une plateforme MV Agusta a moteur 921(la brutale 920),sa couleur rouge,un drapeau italien sticke sur le réservoir,son échappement à 4 flûtes… mais au prix de 13499¤..
03-11-2025 22:46MVAgusta s’était acoquinée avec les groupes chinois,Loncin,QJ Motor,avant de reprendre son destin avec « un entrepreneur Russe ».
La copie chinoise ne met t’elle pas hors de combat l’Italienne…
L’italienne leur a tout appris,et maintenant le constructeur chinois lui montre la sortie!..
Bah, la QuianJiang fait quand même son poids de "matériaux pas nobles"... Une quarantaine de kilos, c'est quand même sensible pour des "jumelles".
03-11-2025 23:23M'étonnerait que la clientèle d'une MV et d'une chinoise soit la même.
En achetant MV, on achète aussi quoiqu'on en dise un sacré morceau d'histoire de la moto. 04-11-2025 00:02
Comme d'habitude c'est bô, très bô... C'est vraiment, je pense, la seule marque qui me ferait changer ma SFV4S (quoique la Katoche 1390R et son moulin de folie..., mais non, elle est vraiment trop pas belle, dommage !)
04-11-2025 06:04Hummm ... l'arrière matelassé de la selle conducteur... c'est quoi?
04-11-2025 09:07Juste parce que bon, là, à part pour embarquer Philippe Croizon, ça va être un peu compliqué, niveau jambes
Sacré histoire de moto,peut être,..mais souvent en atelier pour tenter de les fiabiliser!..Superbe coup de crayon a regarder dans son salon..faute de prendre la route sereinement.! Au prix du caviar si j’avais de la « tune à jeter par les fenêtres « je préfère aller voir d’autres pépites plus stables dans la durée..
04-11-2025 10:31fiable ou pas faut reconnaitre qu'elle est magnifique!!!!!
04-11-2025 11:11Oui un superbe bibelot à mettre dans son salon!
04-11-2025 11:13100 ans Ducati,104 ans Moto Guzzi..vive les vraies italiennes qui n’ont pas cru aux mirages chinois!
04-11-2025 12:17Souhaitons à MVAgusta de se ressaisir et une longue vie en restant dans le giron italien, pure souche!..
De vraies Européennes !..