Essai sportive QJMOTOR SRK 600 RS
La Chinoise à l’assaut des sportives abordables
Bicylindre en ligne de 554 cm3, 56 ch et 54 Nm, 194 kg, 6.499 euros
Les petites sportives reviennent sur le devant de la scène et cette fois, c’est encore une marque chinoise qui joue les trouble-fête. Après les roadsters décomplexés, voici la QJMotor SRK 600 RS, une sportive routière compacte qui veut séduire avec son style affûté, sa partie-cycle soignée et un tarif agressif. Direction la Bourgogne pour découvrir si la sauce prend.
L'essai vidéo de la QJMOTOR SRK 600 RS
Découverte
À première vue, la SRK 600 RS en impose. Silhouette ramassée, lignes tendues, regard acéré : la filiation avec certaines productions européennes saute aux yeux. L’inspiration Ducati Panigale est flagrante sur la face avant, mais QJMotor ne s’est pas contenté de copier. Il y a une vraie volonté de proposer une machine avec sa propre identité.

Les optiques LED surplombées de petites signatures lumineuses affûtées apportent une touche élégante. Les ailerons aérodynamiques intégrés, bien plus discrets que ceux du SRK 800, soulignent une volonté d’épuration stylistique. La boucle arrière, plus massive qu’à l’accoutumée, rappelle les sportives d’antan avec une touche rétro bienvenue. Le réservoir, bien galbé, accueille les jambes sans les écarter et donne une allure musclée à l’ensemble.

Sous cette robe soignée, la SRK 600 RS repose sur un cadre tubulaire en acier. Il accueille un bicylindre parallèle de 554 cm³, calé à 270°, refroidi par eau, alimenté par injection et équipé de 4 soupapes par cylindre. Ce moteur développe 56 ch à 8 250 tr/min et 55 Nm à 5 500 tr/min, le tout pour un poids de 213 kg tous pleins faits. Le rapport poids/puissance est donc parfaitement adapté à une conduite dynamique sans devenir intimidant. L’embrayage est de type anti-dribble, l’ABS est couplé à un mode piste et un contrôle de traction déconnectable vient compléter la dotation.

Côté suspensions, QJMotor a fait appel à Marzocchi. À l’avant, une fourche inversée de 41 mm, réglable en compression et détente. À l’arrière, un amortisseur du même fournisseur, monté directement sur le bras oscillant, est réglable en précharge et en détente via une molette en partie basse. Le bras oscillant, en aluminium asymétrique, est une jolie pièce, valorisante et bien finie. L’absence de biellette oblige à soigner la qualité de l’élément – ici, le pari est globalement réussi.

Pour ralentir la bête, on fait confiance à Brembo : étriers radiaux 4 pistons à l’avant sur disques de 320 mm et simple piston à l’arrière sur disque de 260 mm. Sur la route, le mordant est là, mais l’ABS peut se montrer intrusif lors de freinages appuyés, générant un flottement qui pourra en surprendre certains.

Les jantes 17 pouces usinées à 5 branches, au design flatteur, sont chaussées de pneus CST Migra S3, déjà vus sur certaines CF Moto, au comportement correct sans exceller en retour d'information.
En selle
Avec une hauteur de selle de 770 mm, la SRK 600 RS se veut accessible au plus grand nombre. La position est sportive sans excès : demi-guidons relativement ouverts, repose-pieds bien placés, ergonomie intuitive. Les commandes rétroéclairées, le té supérieur de fourche ajouré et les leviers réglables participent à l’ambiance sérieuse du poste de pilotage.

L’instrumentation repose sur un écran TFT de 5 pouces, lisible, même en plein jour. Il intègre des infos de pression et température des pneus via le TPMS et offre deux ports USB (A et C). Une dotation moderne et rare à ce niveau de gamme.

Sur route
Dès les premiers tours de roues, le twin calé à 270° se montre souple et disponible. Il accepte les bas régimes sans rechigner et offre une belle allonge au-delà des 6 000 tr/min. La sonorité se fait plus présente, sans être envahissante. Ce n’est pas un moteur de course, mais il reste vivant et expressif, parfait pour un usage routier dynamique.

La boîte de vitesses, si elle manque parfois de précision en rétrogradage, reste fiable et bien étagée. À 50 km/h en 5e, elle reprend sans hoqueter, preuve de l’élasticité de la mécanique.
Le châssis, compact (empattement de 1 420 mm, angle de chasse 25°), contribue à une bonne agilité dans les enchaînements. On entre facilement en courbe, la moto tient son cap et permet même quelques improvisations sans jamais désunir l’ensemble.

Tout n’est pas parfait. L’hydraulique de la fourche manque de fermeté sur gros freinages. L’ABS, s’il est sécurisant, mériterait un réglage plus fin. La boîte, sans être mauvaise, gagnerait à être plus douce sur les changements rapides.
Mais dans l’ensemble, le plaisir de conduite est réel. La moto est bien suspendue, son moteur est vivant, sa position est naturelle. Le freinage est puissant, les aides électroniques bien dosées et l’ensemble transpire la rigueur.

Conclusion
À 6.499 €, la QJMotor SRK 600 RS est une proposition particulièrement sérieuse. Bien finie, bien équipée, valorisante visuellement, elle rivalise sans trembler avec des références comme la CFMOTO 450SR, la Kawasaki Ninja 500, ou encore la CBR500R.

Elle n’a peut-être pas la finesse des Japonaises, ni la fougue des européennes haut de gamme, mais elle en offre beaucoup pour son prix. Et surtout, elle donne envie de rouler. Et ça, c’est peut-être le plus important.
La chaîne d'info moto
- Youtube : Le Repaire des Motards sur Youtube
Commentaires
C est plus le repaire des motards .. c est le repaire des chinoiseries.. tout s inverse et finira par lasser
18-08-2025 06:17Les chinois proposent pas mal de nouveautés et en même temps on nous ressort des essais de quelques mois pour donner un peu d'activité sur le site en cette période creuse.
18-08-2025 13:04